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Histoire de la Crau

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Développement de l'irrigation à partir des eaux de la Durance

Dès 1554 et grâce à l'ingénieur Adam de Craponne, les agriculteurs se sont engagés dans la réalisation d'un réseau hydraulique performant, sur la branche de Salon-de-Provence du canal de Craponne.

Cette steppe a été en grande partie mise en valeur par la création de canaux d'irrigation qui détournent l'eau de la Durance. Ces canaux et leurs dérivés concédés aux usages, ont toujours été gérés par diverses associations syndicales (ASA, ASCO, ASL...).

Aménagement de l'ensemble du bassin de la Durance - Serre Ponçon et canal EDF

Cet aménagement fut décidé d'utilité publique par la "loi d'aménagement de Serre-Ponçon et de la basse Durance" du 5 janvier 1955, marquant la volonté de l'Etat de coordonner les usages agricoles et énergétiques au sein d'un projet global.

L'aménagement s'appuie sur 3 grands réservoirs de stockage :

- Serre-Ponçon sur la Durance, le plus grand barrage d'Europe occidentale, 1.7 milliard de mètres cubes achevé en 1959 ;

- Sainte-Croix sur le Verdon, 767 millions de m3 ;

- Castillon sur le Verdon, 149 millions de m3.

Ainsi ont été instituées des réserves agricoles de 200 millions de mètres cubes sur Serre-Ponçon et 250 millions de mètres cubes sur le Verdon avec 85 millions de m3 à Castillon, 140 millions de m3 à Sainte-Croix et 25 millions à Bimont, qui doivent être reconstituées chaque année au 1er juillet.

En 1955, EDF a mis en service le canal de la basse Durance, qui depuis le barrage de Serre-Ponçon, permet une production énergétique renouvelable, tout en régularisant la capricieuse Durance. L'agriculture et les communes ont par la suite passés des accords avec EDF pour pouvoir disposer des réserves. La Commission Exécutive de la Durance (CED) assure le suivi des flux d'eau de la Durance, ainsi que la gestion de la réserve en eau de 200 millions de mètres cubes stockés à Serre-Ponçon. Les droits d'eau concédés par EDF par la loi de 1955 ont permis aux agriculteurs de la Crau de transformer cette steppe en prairies verdoyantes, en vergers et serres produisant foin de Crau (AOP), légumes et fruits.

En plus des aménagements hydrauliques nécessaires à l'agriculture, l'instauration de haie a permis la mise en place d'espèces de milieux continentaux. Les marais de Crau abritent une faune et flore exceptionnelle. Enfin à ce paysage s'ajoute d'importants troupeaux de moutons qui après avoir passés l'été dans les Alpes, rejoignent la Crau pour pâturer en automne et hiver, faisant partis intégrante du système Crau.

A l'ère de l'industrialisation et de l'urbanisation

Depuis une trentaine d'années, la Crau change de visage. L'arboriculture et le maraîchage sous serre se sont développés ; le sud de la Crau accueille désormais une importante zone industrielle de raffineries et d'usines chimiques.

Enfin, face à une croissance démographique en hausse et à la construction de nombreuses plateformes logistiques, l'urbanisation grignote chaque année des territoires irrigables de la Crau.

A l'ère de la prise de conscience

Une nouvelle préoccupation est en marche depuis quelques années : les Coussouls de Crau sont désormais classés Réserve Naturelle Nationale et une très grande partie de la Crau est classée en site Natura 2000. La Chambre d'agriculture est co-gestionnaire de cette réserve avec le Conservatoire des Espaces Naturels (CEN PACA).

Le rôle du foin de Crau et la perte des prairies sont désormais indéniables et sources d'inquiétude notamment sur la recharge de la nappe et indirectement pour tous les usages qu'elle permet : captages en eau potable pour alimenter 300 000 habitants, prélèvements en eau pour les industriels, agriculteurs et les particuliers, ainsi que le maintien de la biodiversité des marais et des exutoires de la nappe.

 

 

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